De la lumière, plus de lumière, disait Goethe avant de mourir. Moins de lumière, moins de lumière, répétait Orson Welles sur un plateau de cinéma, la seule fois où je l’ai vu. Dans le cinéma actuel (et dans le monde), il y a trop de lumière. Il est temps de revenir aux ombres. Donc : demi-tour ! Retournons aux cavernes !
Raoul Ruiz
Poétique du Cinéma 2 – Editions Dis Voir
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RAOUL RUIZ
(1941 – 2011)

 

M. Mastroianni dans Troie vies et une seule mort (1996)
C. Deneuve dans Généalogie d’un crime (1997)
B. Giraudeau dans Ce jour-là (2003)
R. Ruiz sur le tournage de Le temps retrouvé (1999)
J. Malkovitch dans Klimt (2005)
L. Casta dans Ames fortes (2000)
R comme Raoul : Conteur des mille et une nuits qui escamote la frontière du réel et de l’onirisme dans un jeu de chausse-trapes où les décors glissent et se désarticulent, les miroirs sans tain se dédoublent et se « clair-obscurcissent ».
R comme Ruiz : Organisateur de récits conceptuels, de fresques gigognes où le fantôme resssuscite, s’épanouit dans les souterrains de l’expérimental pour donner la réplique au plus charismatique des comédiens.
R comme Raoul Ruiz : Poète au fatalisme latin, créateur d’un petit théâtre d’images où « un pessimisme salutaire peut être meilleur qu’un optimisme suicidaire » (Poétique du Cinéma 2).

Mystères de Lisbonne
Prix Louis-Delluc 2010