B O N N O E L
Le cinéma : l’art de capturer les rêves
Hugo Cabret de Martin Scorsese
Le Voyage dans la lune de Georges Méliès (1902)
Dans l’océan des films sortis cette année, 11 et quelques autres sont remontés à la surface de la mémoire, de l’émotion. Une quinzaine de longs-métrages forts de cet espace indicible mais bien visible où palpite la mise en scène – et non la mise en images comme souvent – entre les trois écritures d’un film : le scénario, le tournage, le montage. Pour vous, ce choix de cinéma forcément et férocement subjectif :
1
The Tree of life de Terence Malick
Melancholia de Lars Von Trier
2
Le Havre
de Aki Kaurismäki
3
Incendies de Denis Villeneuve
Pater de Alain Cavalier
4
Drive
de Nicolas Winding Refn
5
Esssentiel killing
de Jerzy Skowlimoski
6
Une Séparation
de Asghar Farhadi
7
Tomboy
de Céline Sciamma
de Céline Sciamma
9
Bruegel, le moulin et la croix
de Lech Majewski
10
L’Exercice de l’état de Pierre Schoeller
Attenberg de Rachel Athina Tsangari
+
1 documentaire et 1 film d’animation
La Grotte des rêves perdus
de Werner Herzog
Chico & Rita
de Fernando Trueba et Javier Mariscal
+
La meilleure actrice 2011
La Chiquette si chic de Roger Vivier
Les Biens-aimés de Christophe Honoré
Retrouvez les critiques de Pater et de Les Biens-aimés :
Andy Warhol
Cette liste est sur
lexpansion.lexpress.fr
































15 Ils ont dit
Pas de Top 10. Pas de Palmarès. Mais plutôt une liste de films qui nous semblent incontournables, ou essentiels, entre coups de coeur fédérateurs et passions individuelles.
Le cheval de Turin , Le Havre, Drive et Une séparation sont symboliques du cinéma que l’on a aimé et même adoré. Un cinéma d’auteurs qui marquent leur empreinte par un style, une envie de contourner les codes habituels, ou un désir de les maîtriser. Nous étions immergés dans les univers en noir et blanc ou aux couleurs vives, contemplatifs ou frénétiques, poétiques ou tragiques, humanistes ou ultra-violents. Le plaisir était sans limite.
Incendies, The Murderer, The Tree of Life, La piel que habito, Black Swan, J’ai rencontré le diable, Hors-Satan, Hanna, Pater, L’exercice de l’Etat, Le discours d’un roi, Attenberg, Insidious, We need to talk about Kevin, et dans un registre de blockbuster, La Planète des singes : les origines, nous ont séduits, divisés, réconciliés, captivés. La variété des styles rassure : le 7e art a encore cette force de nous surprendre, d’où qu’il vienne, quelque soit sa forme.
Et puis il y a les visages et les corps, les images et et les acteurs : Michael Fassbender mis à nu dans Shame ou tourmenté dans X-Men, Ryan Gosling dans tous ses films, Vincent Lindon dans tous ses films également, Jessica Chastain, révélation de l’année qui peut passer de Terrence Malick à La couleur des sentiments (sans doute le plus beau personnage du film), Joey Starr et un enfant qui pleure dans ses bras, Tintin rajeunit et jouant les Indiana Jones, Fabrice Luchini et ses espagnolades, Valérie Donzelli qui court dans les couloirs d’un hôpital, Philippe Torreton amaigri sur son lit d’hôpital, Deneuve et sa fille qui chantent sur un quai de gare, Owen Wilson se transformant en un Woody Allen amélioré physiquement, Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg attendant la fin du monde dans un jardin danois, toutes les filles magnifiques de L’apollonide, Jafar Panahi regardant son miroir sur un petit écran, Sean Penn en Robert Smith, les femmes de Nadine Labaki qui dansent en allant au cimetière, l’enfant de Michael qui défie son agresseur, les ombres chinoises des Contes de la nuit, Cécile de France sur son vélo au bord d’une rivière, Angèle qui se perd dans les bras rassurants de Tony, Omar Sy qui danse sur du Kool & the Gang, James Franco, sans bras ou exhibant ses fesses, Jennifer Lawrence ramassant un bras dans un marais, Mel Gibson se sciant le bras, Rango jouant dans son aquarium, Kim Ki Duk le revenant, les danseurs de Pina faisant la farandole sur une crête de colline, Miranda July s’essayant lamentablement à youtuber une chorégraphie, Nicole Kidman lisant une BD de celui qui a causé son malheur, l’ambigüe et attachant Tomboy, le grand père et son petit fils dans un cabane de Sibérie, Monamour, la famille d’Animal Kingdom, Micheline Presle et Maria de Medeiros se faisant leur cinéma, Hermione et Ron préférant s’embrasser que de combattre dans le final d’Harry Potter, Christopher Plummer en vieil homo glissant vers la mort, le clown du cirque d’Iglesia, l’amour de jeunesse de deux adolescents chez Mia Hansen-Love, les sensuels Chico & Rita, les ados de Super 8 face à une catastrophe ferroviaire spectaculaire, les peintures préhistoriques en 3D par Herzog, le monologue d’un Kanak dans l’Ordre et la morale, le final de Poulet aux prunes, la troupe de Guédiguian autour d’une bonne table pour se réconcilier, Brad Pitt au volent de sa voiture écoutant le match à la radio, la beauté de Colorful, les jeunes femmes en petite tenue pour envoyer les vieux messieurs sur la lune de Méliès, incarné chez Scorsese par Ben Kingsley s’émerveillant de redécouvrir son joyau … et on en oublie.
Mais le cinéma a de la mémoire. Nos esprits n’oublient jamais les émotions qu’il procure. Espérons que 2012 sera aussi riche.
Bilan 2011 : les films les plus consultés sur Ecran Noir
Posté par vincy, le 1 janvier 2012, dans Berlin, Cannes, Films, Médias, Venise, bilan 2011.
Chers lecteurs, vous avez des goûts éclectiques. Des succès du box office, des films d’auteurs, des comédies, une Palme d’or, un Ours d’or et un Lion d’or. Et même le film oscarisé de l’année en tête. Du Québec à l’Iran, les films que vous avez le plus consulté ne sont pas forcément nos choix en tant que critiques. Comme souvent les films sortis au début de l’année, et déjà en DVD/Blu-Ray prennent l’avantage.
1 – Le discours d’un roi. 3 *. Oscar du meilleur film.
2 – Rien à déclarer. 2*. 2e au box office français.
3 – Somewhere. 3*. Lion d’or 2010 à Venise.
4 – Incendies. 4*. Meilleur film canadien.
5 – Black Swan. 4*. Meilleur film indépendant américain.
6 – 127 heures. 4*.
7 – Les femmes du 6e étage. 3*.
8 – Crazy, Stupid, love. 2*.
9 – The Tree of Life. 2*. Palme d’or à Cannes.
10 – Une séparation. 5*. Ours d’or à Berlin.
Réponse de Pascale la blogueuse de La Route du cinéma :
Pour Shame et The Artist :
Le premier est peut-être onzième ou douzième dans la liste.
N’importe quoi. T’es qu’un mariole en fait !
Je n’ai pas été emballé par le personnage de la soeur
Ben je comprends. L’engoûment pour cette actrice me laisse d’ailleurs songeuse également pour l’instant.
Et son interprétation de New York New York totalement à chier.
Je comprends que Michael pleure toutes les larmes de son corps de rêve lorsqu’elle chante.
et le pseudo mystère familial.
Pour moi, y’a inceste.
Mais apparemment, je suis tordue de penser ça !
Trop scénarisé par rapport à la radicalité du propos que j’adore
Les mots en « ité », je ne les comprends pas. Je suis une fille de la campagne tu sais…Quoique toi aussi…
tu es de la campagne !!!
Et parfois – parce qu’il est très doué donc je serai très sévère sinon il va devenir son pire ennemi maniéré – j’aimerais que Mc Queen se regarde un tout petit peu moins filmer.
J’espère qu’il va au contraire continuer à se regarder et à s’écouter filmer !!!
Pour the Artist, je suis plus dur. Il n’est pas dans mon panthéon 2011. Azanavicius est excellent quand il parodie OSS 117
Je suis d’accord.
parce que c’est un sous-genre qui ne lui fait pas peur. Là, dans la seconde partie dramatique beaucoup moins réussie que la première, il est écrasé par Welles, Wilder, Allen. Il les copie avec lourdeur.
Pas du tout ! Ce film est tout léger.
Une heure et quart m’aurait amplement suffi comme au bon vieux temps de l’avant parlant. J’aime le passage ou Bejo joue avec le costume de Dujardin en s’auto-draguant.
Moi aussi. D’ailleurs je trouve qu’elle est absolument extraordinaire dans le film et qu’on a un peu tendance à l’oublier.
Mais j’aime tout dans ce film.
Hélas, ce n’est que qu’une séquence dans le film. Quant à lui, je le trouve beaucoup moins bon dans le registre du drame (un balcon sur la mer, Le bruit des glaçons, pas très à l’aise à chaque fois).
Ce sont surtout les films qui sont mauvais, lui, est excellent.
, décidément non à The Artist car j’aime trop le cinéma muet (Ah, Murnau, Pabst, Hitchcock, Von Sternberg…) !
A tes souhaits.
Je t’embrasse très fort,
Pas trop fort, je suis un tantinet gerbeuse ces temps ci !
Benoit
La liste de Simone Suchet, grande cinéphile :
2011, une année riche sur le plan cinématographique. Difficile de faire un choix. Beaucoup de confirmations.
Quelques découvertes ou re-découvertes. Toujours beaucoup de plaisir.
1 : Habemus Papam de Nanni Moretti
2 : Melancholia de Lars Von Trier
3 : Le Havre de Aki Kaurismaki
4 : Essential Killing de Jezy Skolimowski
5 : Les neiges du Kilimandjaro de Robert Guédiguian
6 : Une séparation de Asghar Farahdi
7 : Incendies de Denis Villeneuve
8 : L’Appolonide de Bertrand Bonello
9 : Un été brûlant de Philippe Garrel
10 : L’exercice de l’état de Pierre Schoeller
Et des mentions à Chico et Rita de Fernando Trueba, Tomboy de Céline Sciamma, Curling de Denis Côté et Tous au Larzac de Christian Rouaud sans oublier le merveilleux Hugo Cabret de Martin Scorcese qui témoigne d’un réel amour du cinéma, d’une confiance inébranlable dans sa force et sa magie.
Je suis comme mon ami Christophe Le Masne, je partage nombre de vos choix, pas forcément dans le même ordre, mais cela importe peu.
Je vous écris parce que je regrette l’absence de “Animal Kingdom”, et de “Pina”, en plus du film d’Almodovar. Cette année 2011 est tout de même exceptionnelle, si l’on considère la quantité d’oeuvres de très grande qualité, de très haute tenue qu’il nous a été donné de voir.
Merci de m’offrir ce plaisir de vous lire.
Il est si joli comme a envie de le porter !!!
Bonnes fêtes et à l’année prochaine…
C’est aussi un peu ma sélection de films de l’année
Je t’embrasse
Bonjour Benoit
Merci pour tes mails que je lis toujours – quelques fois en décalage horaire –
Je n’ai malheureusement pas le temps ou l’occasion de voir tes coups de cœur, dommage !!
J’espère que tout va bien pour toi
Je te souhaite de bonne fêtes de fin d’année
Bisous
Very sympa.
Merci, et bravo pour votre travail infatigable.
Bonne année 2012 à Cinégotier.
Réponse pour La Piel que Habito :
Le Pedro Almodovar est dans les 15 premiers mais pas dans les 10. Et pourtant, je l’adore et fais partie des défenseurs de ce film charnière dans sa filmographie !
Bravo pour cette liste, très bien sentie (je partage nombre de tes choix). Bien sûr, il y a toujours les inévitables « oubliés » : en l’occurrence « La Piel que Habito » d’Almodovar (un des grands film de 2011…).
Réponse à Pascale pour Shame et The Artist :
Le premier est peut-être onzième ou douzième dans la liste. Je n’ai pas été emballé par le personnage de la soeur et le pseudo mystère familial. Trop scénarisé par rapport à la radicalité du propos qui aurait mérité une approche moins fictionnelle, plus documentaire sur l’addiction sexuelle. Et parfois – parce qu’il est très doué donc je serai très sévère sinon il va devenir son pire ennemi maniéré – j’aimerais que Steve Mc Queen se regarde un tout peu moins filmer.
Quant à The Artist, il n’est pas dans mon panthéon 2011. Michel Azanavicius est excellent quand il parodie OSS 117 parce que c’est un sous-genre qui ne lui fait pas peur. Là, dans la seconde partie dramatique beaucoup moins réussie que la première, il est écrasé par Welles, Wilder, Allen. Il les copie avec lourdeur. Une heure et quart m’aurait amplement suffi comme au bon vieux temps de l’avant parlant. J’aime le passage ou Bejo joue avec le costume de Dujardin en s’auto-draguant. Hélas, ce n’est qu’une séquence dans le film. Quant à notre Jeannot sexy national, je le trouve beaucoup moins bon dans le registre du drame (Un Balcon sur la mer, Le Bruit des glaçons, pas très à l’aise à chaque fois). Non, décidément non à The Artist car j’aime trop le cinéma muet (Ah, Murnau, Pabst, Hitchcock, Von Sternberg…) !
Cool ! je transmets à Arly Jover et aussi à ma copine de Ciné Cinémas
Bon Noel , enjoy.
Des bisous et surtout, porte toi bien !
merci . c’est ravissant.
nice shoe !
Je suis d’accord avec presque tout sauf Tree of Life en première posture.
Par contre Melancholia arrivera sans doute prem’s chez moi.
Je ne vois pas Zi Artist !!!
Et Shame.
Tu as bu ???
Je n’ai pas encore vu Le Havre et j’attends vite vite le Fafa chez Crocro !